• Jonas

Avec le sculpteur Vladimir SUROVTSEV

Après mon arrivée sur la Place Rouge et mon recueillement devant la tombe du soldat inconnu, ma rencontre avec le sculpteur Vladimir SUROVTSEV. Quand il m'a invité à m'asseoir dans un canapé super confortable de son atelier, j'ai su que je ne tiendrai pas 5 minutes. Effectivement, je me suis endormi ... et il m'a laissé dormir tout l'après-midi. Vladimir SUROVTSEV est le créateur des monuments célébrant nos héros du Normandie Niemen au Bourget et à Ivanovo, ainsi que le monument célébrant le corps expéditionnaire russe ayant combattu en France entre 1916 et 1918, avec en français et en russe l'inscription suivante :


« En 1916, à la demande des Alliés, la Russie envoya en France deux brigades spéciales du corps expéditionnaire russe. Plus de 20 000 hommes participèrent aux opérations militaires en Champagne. Plus de 5000 d'entre eux, soldats et officiers russes, perdirent la vie sur les champs de bataille français. »


Le monument est installé non loin du Pont Alexandre III, inauguré pour l'Exposition universelle de Paris en 1900, pour symboliser l'amitié franco-russe, instaurée par la signature de l'alliance conclue en 1891 entre nos deux vielles nations. La première pierre fut posée par le tsar Nicolas II de Russie, l'impératrice Alexandra Fedorovna et le président Félix Faure le 7 octobre 1896. Par réciprocité, le pont de la Trinité ou pont Troïtsky (un autre pont très semblable au pont Alexandre-III), a été construit sur la Neva à Saint-Pétersbourg en Russie, pour l'Exposition universelle de Paris.


Différents groupes en bronze ou cuivre s'échelonnent sur le pont, notamment au centre en amont (Concorde): Nymphes de la Neva avec les armes de la Russie et au centre en aval (Alma): Nymphes de la Seine avec les armes de Paris.


Une médaille du graveur Daniel-Dupuis commémore la pose de la première pierre du pont. Elle porte les figures allégoriques de la Paix, de la France et de la Russie ainsi que la Nymphe de la Seine et des vues de l'ouvrage projeté.




© 2018 par Jonas Berteau